Le proverbe voulait que le visage soit le reflet de l’âme… Mais l’époque et ses pratiques nouvelles ne remettraient-elle pas l’adage en question ? 

Sur nos écrans ou ailleurs, le visage est devenu central. Qu’il soit selfié, filtré, modifié ou partagé, il questionne nos identités à travers de nouveaux usages numériques, esthétiques et symboliques. 

 Face-à-face : le premier outil de communication 

Le visage est à la fois notre médium le plus cher et le plus complexe : celui qui communique sciemment mais aussi celui qui laisse transparaître sans vouloir, un outil indispensable et parfois notre point faible. C’est justement pour cette force d’expressivité qu’il est devenu si central aujourd’hui. 

Dans nos mondes de la communication, le visage a longtemps été synonyme de confiance et de réassurance : un visage souriant permettant d’affirmer et de jouer le rôle de caution plus ou moins fictive auprès d’une marque. Qu’il soit celui de l’égérie ou de l’agriculteur, le visage dans la communication ou sur les packs est l’opportunité d’humaniser ou donner une personnalité à son produit ou sa marque. On l’utilise pour son côté authentique (censé s’opposer aux acteurs de la publicité) mais aussi pour sa fonction de stéréotype et d’association immédiate avec telle qualité, tel sentiment ou telle saveur qui permet de construire une segmentation simple et efficace.  

Le visage est partout car il est simple et rapide à reconnaître et à décoder. Ce qui nous est moins habituel c’est la…

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